Gyeongbokgung était le palais principal et le plus grand de la Dynastie Joseon (조선).

La difficulté de le conserver

Construit en 1395, le Palace a été le lieu de résidence des rois de la dynastie Joseon, leur famille et le centre du gouvernement. Le nom du palais est constitué de deux syllabes, gyeong (경) et bok (복) . Le premier signifie la brillance et le second la fortune, pour accentuer la volonté que la dynastie prospère. Mais, en 1592 le palais fut détruit par l’armée japonaise pendant la guerre Imjin (임진왜란). Les ruines du palais restèrent en l’état pendant 270 ans jusqu’en 1867 quand le gouvernement commença son plan de rénovation. Les japonais détruisirent le palais une nouvelle fois pendant l’occupation au début du 20ème siècle, pour construire le bâtiment général du gouvernement à la place.

Le terrain du Palais

Depuis les années 1990, les efforts ont repris pour restaurer les vestiges démolis du site. Gyeongbokgung comprend le National Palace Museum  de Corée ainsi que le National Folk Museum. Le Mont Bugak (부각산) est juste derrière le palace et ce quartier était autrefois le cœur de l’ancienne ville de Séoul. Le fondateur de la dynastie Joseon, King Taejo (태조), a construit le palais. Mais, à la suite de l’assassinat de l’Impératrice Myeongseong (명성) par les agents japonais en 1895, la famille impériale n’est jamais retournée au palais.

Le pavillon Gyeonghoeru  (경회루) est l’un des bâtiments les plus intéressants du Gyeongbokgung. Construit en 1412 par le roi Taejong (태종), un pont artificiel entoure la structure rectangulaire. De nombreux événements officiels d’État eurent lieu dans ce bâtiment comme des banquets royaux, des réceptions pour des émissaires étrangers, les épreuves finales de l’examen d’État et des rituels religieux saisonniers. Également détruite en 1592, cette structure a été restaurée uniquement en 1867. Quarante huit piliers massifs en pierre supportent la structure en bois, des piliers rectangulaires soutiennent la partie extérieur du pavillon et des colonnes cylindriques l’intérieur. Ils représentent le ciel et la terre autrement dit le yin et le yang.

Gwanghwamun –  La porte principale de Gyeongbokgung

Gwanghwamun (광화문)  la porte principale du Gyeongbokgung, a également été détruite par les forces de l’occupation japonaise ne laissant que la base en pierre. En 1968, le gouvernement de l’administration de Park Chung Hee (박정희) chercha à restaurer cette porte. Tout d’abord, une structure en béton fut mise à la place de la structure en bois d’origine et fut finalement remplacée par une en bois de pin en août 2010. Le quartier de Gwanghwamun plaza en face du Gwanghwamun est un endroit où beaucoup de personnes se promènent. A l’ère Joseon, ce quartier était le centre de la politique et de l’économie et il y avait certains des bâtiments gouvernementaux les plus importants de l’époque. Vous pouvez maintenant y admirer les statues de l’amiral Lee Soon Shin (이순신) et celle du roi Sejong (세종) . 

Cheonggyecheon – Un ruisseau historique

Le Cheonggyecheon (청계천) est une autre particularité près de Gyeongbokgung. En effet, il s’agit d’un ruisseau mis en place durant l’ère Joseon pour aider à l’établissement d’un système d’évacuation. Il s’appelait à l’origine Gaecheon (개천) et fut renommé durant la période d’occupation japonaise. Après la guerre de Corée, ce quartier a connu de nombreuses constructions à cause de l’immigration massive de la population sur Séoul. À la fin, une autoroute fut construite sur le ruisseau mais celui-ci fut restauré au début du millénaire en 2003, dans un effort de rendre Séoul plus naturel et écologique.

Ce quartier est très important pour l’histoire de la Corée. Ces tentatives de restauration et de préservation de ce qui a été détruit est une façon pour les coréens de ressentir un sentiment d’appartenance. N’hésitez pas à vous rendre dans le quartier du palais pour comprendre la véritable identité coréenne.